Menat où il fait bon vivre. son abbaye, son pont, ses points de vue....

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Le Pont Roman de Menat

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Le vieux pont Roman fut pendant de longues années le seul passage entre les deux rives de la Sioule.
Il fut jadis l’objet de querelles entre les Seigneurs de Château Rocher et les moines de l’abbaye de Menat.

Un jugement de Salomon attribue les droits de pêche et de justice, aux châtelains en amont du pont et aux abbés en aval du pont. Edifié au 12ème siècle, il fut classé monument historique en 1918. Au moyen âge, la vallée de la Sioule constituait une voie de pénétration entre l’Auvergne et le Bourbonnais, et de ce fait revêtait une grande importance stratégique. Château Rocher fut construit au 12e siècle par un Seigneur de Bourbon. Il défendait le Pont de Menat, seul passage sur la Sioule entre Châteauneuf et Ebreuil.

Abbaye de Menat

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La « Vie de Saint Avit », écrite par un moine de l’abbaye de Greez, dans la seconde moitié du 6e siècle, est le document le plus ancien qui évoque le monastère de Menat.
Avit et son compagnon Calais étudièrent à Menat, alors école réputée dans toute l’Auvergne, vers 490-500. Les moines de Menat enseignaient alors les écritures, la grammaire, la musique et le chant. Les religieux étudiaient également la liturgie, l’astrologie et l’alchimie, dont les secrets se transmettaient de génération en génération, mais n’étaient jamais communiqués aux séculiers.

Après quelques années de vie monastique à Menat, Avit et Calais s’enfuirent en Sologne, où ils fondèrent l’un et l’autre un monastère. Ils moururent entre 530 et 540… Ce qui permettrait de situer la date de la fondation du monastère de Menat au moins vers 480, au début du règne de Clovis, ou peut-être plus tôt encore…
Le monastère fut-il l’oeuvre de moines venus de Ligugé ou de Marmoutiers, les monastères fondés par Saint Martin ? Cela reste une hypothèse et, à ce jour, aucun document ne permet de l’affirmer.

Au 7e siècle, l’illustre abbé Ménélée, natif d’Anjou, vint à Menat entre 685 et 690. Aidé de ses compagnons, Savinien et Constance, il releva le monastère détruit au cours des guerres de succession à la mort de Clotaire 1er. Il y imposa la règle de Saint Benoît (Benoît de Nurcie, 480-547), fondateur du monastère du Mont Cassin, auteur de la « Règle de la vie monastique » qui s’imposera peu à peu dans tout l’Occident. Ménélée mourut en 720. Au 9ème siècle, survint la protection de Louis le Pieux.
C’est en effet vers 812-813 que Louis le Pieux, fils de Charlemagne, remit en état plusieurs monastères de son royaume d’Aquitaine, en particulier en Auvergne. A celui de Menat, il accorda divers privilèges : l’exemption de toute redevance, de tout service militaire ; il en confia la réforme à Benoît d’Aniane, réformateur de la règle bénédictine (750-820). En 1788, à la veille de la révolution, il ne reste que trois religieux dans le monastère. Le dernier abbé, Pierre-Antoine de Sartiges, habite Lyon où il est vicaire général. Et cependant, à la Révolution, on regrette les moines… Le cahier de doléances de Menat en témoigne : « Nous gémissons de la destruction de l’abbaye de Menat, ordre de Cluny… Nous nous voyons privés de tous les secours qui contribuaient à notre subsistance. Ces pieux religieux répandaient des charités abondantes, leur tendre coeur se sentait émouvoir à la vue de l’humanité souffrante ».

Après la révolution, le destin de l’abbaye est chaotique. En 1791-1792, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et trouvent différents acquéreurs. Une partie des cloîtres est démolie, une autre est laissée à la disposition de la commune pour servir de presbytère. La municipalité acquiert la partie nord en 1830, le château abbatial en 1914.

Depuis 1977, une patiente restauration est entreprise. L’abbaye est classée Monument Historique grâce à l’aide de l’Etat, du Département, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et à la participation communale. La restauration a donné une nouvelle vie à la veille abbaye soumise à l’autorité de Cluny par Richelieu en 1632 : elle fait d’ailleurs partie de la Fédération des Sites Clunisiens depuis 1996 et participera aux manifestations commémorant les onze siècles de Cluny en 2009-2010.

Eglise de Menat

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Une église, contemporaine des premiers temps du monastère, a existé à la fin du 4e siècle. L’église actuelle, construite sur un terrain instable, a subi de nombreuses vicissitudes et transformations au cours des siècles. La partie la plus ancienne est la nef romane du 12e siècle, ainsi que la voûte ovoïde qui surmonte le carré du transept. De cette époque datent également certains chapiteaux…

Le portail polylobé date du l3e siècle et appartient à la grande famille des portails polylobés que l’on retrouve en Bourbonnais (Montluçon, Cosne-d’Allier, Malicome…) ou en Auvergne (Saint-Hilaire-la Croix, Saint-Myon, Aigueperse). Décoré de rosaces, il comporte 5 lobes et 4 redents : sur l’un d’entre eux, on peut voir un dragon à la large gueule dévorant ce qui semble être un personnage vivant.

L’arc de plein cintre repose sur des consoles à figures, l’une d’entre elles est particulièrement bien conservée. L’église avait alors la forme d’une croix latine, le croisillon de tête était terminé par trois chapelles rayonnantes ayant des axes convergeant au milieu du sanctuaire. Une partie du bâtiment s’est écroulée au 14e siècle. Les voûtes de la nef, très élevées, ont ainsi été détruites et remplacées par une charpente habillée de lambris, probablement à l’initiative de l’abbé de Montmorin.

Il faut imaginer aussi une église fortifiée, beaucoup plus élevée que le bâtiment actuel et flanquée de hautes tours servant à la défense de l’abbaye. Deux siècles plus tard, on constate de nouvelles détériorations. En 1686, les lambris de la nef étaient vermoulus et complètement ruinés à deux endroits, les voûtes du choeur se couvraient de mousse. En 1733, les contreforts extérieurs s’écroulaient de tous côtés, le carrelage des nefs avait disparu. Et pour ajouter au délabrement, en 1759, la foudre tomba sur le clocher et y mit le feu.

Quelques réparations urgentes furent effectuées, mais l’édifice se détériorait inexorablement.En 1817, la voûte du choeur se désagrégeait et une personne fut tuée pendant la messe par une chute de pierre. Vers 1825, le choeur et les chapelles rayonnantes n’existaient plus. C’est de 1847 à 1849 qu’eurent lieu d’importants travaux de restauration de l’église sous la direction de l’architecte Imbert. La partie est du transept, la tour fortifiée et ce qui restait du chevet furent démolis et remplacés par une abside restreinte.
Le but recherché était d’agrandir la place et de dégager les immeubles voisins, mais la conséquence fut aussi la destruction des différentes tours et clochers qui embellissaient l’édifice. Ne subsiste plus aujourd’hui que le clocher restauré en 1840 dans le style roman classique. Original par sa forme, il présente un premier étage très orné avec des arcs en plein cintre et en mitre.

L’ornement intérieur fut transformé également à cette époque : une grande chaire en bois de noyer, ornée de sculptures a remplacé l’ancienne formée de divers débris de vieilles boiseries qui avaient naguère échappé à la destruction de 1793. De grandes et très remarquables statues, sorties des ateliers des fabricants les plus distingués de Paris, occupent les chapelles « dont le dénuement jusqu’ici avait fait peine à voir » (abbé Rougeyron, auteur des légendes de l’abbaye). Ces statues, aux visages uniformes, si elles ne sont pas d’une très grande valeur artistique, ont le mérite de représenter les premiers habitants et fondateurs du monastère.

Les six personnages placés au dessus du choeur représentent Saint Avit, Saint Calais, Saint Brachion, Saint Bravy, Saint Savinien et Saint Ménélée. Deux petites urnes, placées à leur pied renferment l’une des reliques de Saint Calais, l’autre de Saint Ménélée, et ont été cédées à la paroisse de Menat par l’évêque du Mans en 1847 et 1853. L’un des chapiteaux, utilisé comme fonts baptismaux, représente Saint Ménélée.

Musée de Menat – Expos

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Au 1er étage du musée avec quatre salles réservées aux Expositions temporaires :

Programme 2014 en cours d’élaboration.

Date d’ouverture
Du 15 juin au 24 septembre
tous les jours sauf le mardi
10h30 – 12h00 et 14h00 – 18h30

Tarif :
Adultes : 4 €
6 à 26 ans : 2 €
Scolaire : 1 €
Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans
Groupe de 10 personnes au moins : 3 €

Château Rocher

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Au Moyen Âge, la vallée de la Sioule constituait une voie de pénétration entre l’Auvergne et le Bourbonnais, et de ce fait revêtait une grande importance stratégique. Château rocher fut construit au 12° siécle par un Seigneur de Bourbon. Il défendait le vieux Pont de Menat, seul passage sur la Sioule entre Châteauneuf et Ebreuil.
Abandadonné à la fin de 18° siécle, Château Rocher à subi les caprices du temps. Depuis 1964, l’association Rempart, puis une association locale et maintenant la Communauté de Pays du Canton de Menat s’efforcent de mettre le site en valeur.

Légende de Château Rocher : Aurélia, la prisonnière de Château-Rocher (VIIe siècle) Ménélée, le saint abbé restaurateur de l’abbaye de Menat, avait, selon la légende, une jeune soeur de 18 ans, si belle qu’elle attirait les regards partout où elle se montrait. Aurélia, c’était son nom, était douée des plus rares qualités du coeur et de l’esprit, mais avait, cependant, refusé d’embrasser l’état monastique comme l’aurait souhaité le saint abbé.

Retrouvez la suite de cette Légende dans le livre » Histoire et Légendes de la Vallée de Menat » Jacqueline PINEL,
Editions Le moulin du Gué-Chaumeix 2002. En vente à la Maison de Pays

Musée de Menat – Paléontologie

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Au 2e étage : La salle de Paléontologie est consacrée aux plus belles découvertes du site paléontologique de Menat. Ce gisement date de moins 56 millions d’années (période Paléocène, début du Tertiaire), c’est-à-dire juste après la disparition des Dinosaures.

De renommée internationale, ce site paléontologique présente un intérêt scientifique et pédagogique exceptionnel car il s’agit du plus ancien gisement tertiaire de France et du deuxième plus ancien d’Europe.

Le village de Menat est situé à la place d’un ancien lac de cratère (ou lac de maar) au fond duquel se sont déposées, il y a 56 millions d’années, des animaux aquatiques morts (poissons, tortues…), des feuilles d’arbres et débris végétaux, des animaux terrestres s’étant noyés (mammifères, insectes…). Les dépôts de boues et de sédiments très fins à intervalles réguliers dans ce lac ont donc permis la fossilisation très fine de ces animaux et végétaux, reflétant l’écosystème d’une période bien lointaine…
Le Cercle de Paléontologie Bernard Palissy a créé le Musée et protège le gisement.

Le site est depuis 1988 déclaré « Réserve naturelle » et placé sous la protection du Ministère de l’Environnement. A la suite de l’association Rhinopolis, l’association Paléovergne exploite le gisement à des fins scientifiques, gère les collections et est appelée à organiser les multiples actions de sensibilisation destinées à faire mieux connaître le site de Menat et la Paléontologie en général.
Des visites guidées et des initiations aux fouilles sont organisées
par l’association PaléOvergne, sur réservation auprès de la Maison de Pays (04 73 85 51 15),
pour les groupes (scolaires, centres de loisirs, groupes adultes, familles…).
Renseignements : paleovergne@yahoo.fr ou 06 73 05 87 91.

Le « Menatothérium »

Ce petit mammifère, de conservation exceptionnelle a été découvert au début du 20e siècle à Menat et est resté énigmatique pendant quelques décennies. Pendant longtemps, cet animal a été rapporté au nouveau genre Menatotherium et a été considéré comme l’un des plus ancien primate connu, un très lointain cousin de l’Homme.

Louis Piton le décrit ainsi dans sa thèse de 1940 : » Il mesure 24 cm du museau à la queue. Son corps conserve une partie de sa fourrure. Fortement comprimé entre les plaques schisteuses, il se détache en noir sur la roche grisâtre « . Aujourd’hui, après plusieurs études, les scientifiques s’accordent sur le fait que le nom Menatotherium n’est plus valable et que l’animal de Menat est à placer dans le genre Plesiadapis.
Cet animal est donc en fait un Plésiadapiforme, appartenant au groupe des Proprimates, partageant un ancêtre commun avec les plus anciens primates.
Mais la branche des Plésiadapiformes est restée sans descendance.

Ce fossile est actuellement en collection au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Date d’ouverture
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h30 à 12h00
et de 14h à 18h30 de juin à fin septembre



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